L'intensification des déplacements internationaux, les menaces liées aux usurpations d'identités, à l'immigration clandestine, au crime organisé et au terrorisme mondial ont poussé de nombreux pays à investir dans des mesures visant à améliorer la gestion des identités. Les exigences de plus en plus fortes de la globalisation, nécessitant un transfert rapide à l'international de produits et de services et de leurs fournisseurs, ont entraîné un examen plus approfondi de l'efficacité de certaines de ces mesures mises en place. De nombreux pays ont investi dans des systèmes intelligents (permis de conduire, passeports, systèmes automatiques de contrôle aux frontières, visas), assurant la sécurité des identités, mais ont souvent négligé l'impact de ces mesures sur l'ensemble de leur stratégie nationale de gestion des identités. Idéalement, les programmes de gestion des identités comportent des garde-fous en matière de santé publique et de sécurité. Ils créent aussi des interactions améliorant le service des administrations publiques et préservant les libertés individuelles, telles que la confidentialité et la protection des données personnelles. Mais en réalité, de nombreux Etats se retrouvent avec des programmes souvent mal adaptés, incapables d'assurer les différents services et dispositifs de protection pour lesquels ils ont pourtant |